Les BB blondes de Maï-Thy

Aujourd’hui, c’est Maï-Thy qui nous présente sa paire de Sunday shoes. Une paire pas ordinaire! Vous aussi, soyez les stars de sunday shoes en nous envoyant vos photos et votre texte à contact (at) fromageetdessert.com

Quand Fromage & Dessert m’ont proposé de faire un article dans Sunday Shoes, je me suis sentie très flattée mais un peu perplexe. Non pas que je manque de chaussures, hein, on est bien d’accord, mais lesquelles choisir ?

Et Fromage de préciser : « des glamour », ce qui a provoqué un profond désarroi chez moi.  Chuis pas glamour, moi ! Pour preuve, les dernières chaussures à talons que je me suis achetées sont des Aérosoles, y a quand même plus glamour comme marque, hein (quoi qu’ils ont vachement travaillé leurs gammes et leurs modèles sont beaucoup plus modernes depuis quelques temps, mais là je m’égare) !

Et pis j’ai la cheville fragile tendance entorses et le pied large (fans du glamour, bonjour). Alors les stilettos, les talons vertigineux, les chaussures pointues, c’est définitivement pas pour moi.

Donc me voilà partie avec ma frontale dans l’exploration de mon shoesing, à la recherche des chaussures qui mériteraient leur instant de gloire. Quand on écarte toutes les baskets (trop roots), les ballerines (trop plates), les derbys (trop masculines), les tongs et les sandales (trop ouvertes), les bottines et bottillons (car ce n’est pas du tout mais alors pas du tout la même chose) me  voilà fort dépourvue quand l’heure du choix fut venue. Et des Jimmy Choo ou des Chie Mihara, ça se trouve pas sous le talon d’un escarpin, ma bonne dame !

Finalement, inspirée par les Sunday’s shoes de la Pestouille et par le courant recessionnistas qui souffle sur la mode actuellement (oui, se faire prendre en photo 2 fois avec le même it-bag, ça crée un courant « réutilisons nos vieilles frusques pour être in » et c’est renversant de créativité : finalement, on est vraiment tous des recessionistas(tos) pasque je sais pas vous, mais moi, je change pas de it-bag tous les jours - si j’en avais un déjà je serais bien contente - mon Dieu que cette phrase est longue), je me suis dit « qui mieux que mes BB Blondes pouvaient figurer en première page du blog to be lyonnais ? »

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Faites pas vos timides, y a pas plus de 5 millions de connexions quotidiennes sur ce blog.

 

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Donc, voilà mes chaussures vintage à moi, les bottes que j’ai cherché partout, écumant toutes les boutiques de chaussures de France et de Navarre quatre saisons durant (vi, je suis obsessionnelle) et surtout que j’ai pu enfiler !

Car je peux vous le dire à vous, j’ai le mollet un peu fort (je vous avais prévenus, pour le glamour, faudra repasser) et toutes les bottes que j’aime ne peuvent être miennes (à mon grand désarroi) sans passer par l’étape fatidique de l’enfilage.

Du coup, quand je vois une paire qui me plaît, je lui tourne autour comme un félin cerne sa proie, je jauge la largeur du mollet, je teste les coutures, je tâte la souplesse et l’élasticité du cuir. Tout un cahier des charges à respecter avant de franchir l’étape du « j’essaie mais je suis sûr qu’avec ma poisse, ça va coincer ». 

Donc là, pour mes petites chéries, je les avais repérées au premier coup d’œil, lors d’une séance shopping dans un show-room vintage avec un client, du coup, pas possible de même seulement les approcher à ce moment-là. Pourtant, elles semblaient correspondre en tout point à ma quête du Graal : je voulais des bottes à talons, mais pas trop hauts, en cuir « naturel », avec des talons en bois. Bref, vous savez, ces chaussures dont vous êtes persuadées qu’elles existent même si vous ne les avez vues qu’en rêve et que vous reconnaissez au premier regard (oui, un peu comme le prince charmant de la Belle au Bois Dormant - remarquez mes références).

Je n’en ai pas dormi de la nuit, les associant à toutes mes tenues, les imaginant dans toutes les situations de la vie courante : il me les fallait !

Quand finalement j’ai pu retourner au show-room, j’avais la tête pleine de questions existentielles: m’avaient-elles attendue, la magie serait-elle toujours là, le prix serait-il décent, m’aimeront-elles, mon p@#*@ » de mollet allait-il rentrer ?

D’abord elles y étaient toujours, plus belles que dans mes souvenirs, le cuir était absolument parfait, les talons confortables, c’était ma pointure (pour du vintage, c’était carrément un miracle), à un prix déraisonnable (140 €) : les dieux étaient avec moi.

Restait l’ultime étape de l’essayage. Elles devaient m’aller, elles allaient déjà avec toute ma garde-robe !

En demandant à les essayer (et en espérant que le vendeur allait me seule avec elles, mince, un peu d’intimité quand même pour notre premier tête à tête), mon cœur battait la chamade, pire qu’à un rendez-vous amoureux. J’ai retenu ma respiration, croisé les doigts, fermé les yeux, pour enfiler délicatement l’objet de ma convoitise.

Et à ma grande surprise et incommensurable joie, mon mollet est rentré tout seul dans ce que je pourrais appeler son second chez-lui.

Ces bottes étaient miennes, le vendeur l’a su à mon sourire béat et comme cadeau de noces,   m’a même fait une ristourne de 40 %, soit 84 € ! Quand je vous disais que cela touchait au miracle!

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C’est un de mes meilleurs souvenirs de shoe’s addict, surtout lorsque j’ai vu quelle était leur marque, à ces beautés…

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8 commentaires

  1. elles sont vraiment superbes!!!!!
    quel super cou: des barabra bui à ta taille (et ton mollet) à à 140€ tu aurais vraiment eu tord de t’en priver!!!!!!

  2. Soigne-les, elles sont sublimes. Et vu le prix, t’as pas été volée.

    (je me marre comme une baleine à cause de l’expression “étape fatidique de l’enfilage”, excusez-moi, c’est mon esprit facétieux, même un dimanche de Pâques).

  3. “ces chaussures dont vous êtes persuadées qu’elles existent même si vous ne les avez vues qu’en rêve et que vous reconnaissez au premier regard (oui, un peu comme le prince charmant de la Belle au Bois Dormant - remarquez mes références).”

    ça, ça m’arrive régulièrement avec des shoes, des fringues, des meubles, c’est terrible on imagine la chose mais on sait pas où la trouver sur cette terre! C’est vraiment la Belle au Bois dormant “mon amour, je t’ai vue au beau milieu d’un rêve”!

    Et sinon, c’est vraiment une paire sublime, et l’affaire du siècle Maï-Thy!
    Mais pourquoi les vendeurs ne me font jamais -40% à moi, comme ça, sur un coup de tête????

  4. elles sont vraiment superbes… et à un prix incroyable…
    maintenant, je me demande quelles sont tes chaussures, Maï-Thy, qui, d’après tes propres dires, t’ont couté “bien plus cher que mes Jimmy Choo” ;-)
    va falloir que tu nous fasses un autre sunday shoes!!

    et sinon, le critère, c’est surtout des chaussures qui ont une histoire, donc tu étais parfaitement dans le ton!

  5. Oui, elles sont belles hein, mes BB blondes !
    @Anne : 84 € au final ! Même pour des second hand, c’était une super affaire.
    @Frieda l’écuyère : contente de t’avoir fait rire ;-)
    @Dessert : le vendeur savait qu’il ne pouvait pas lutter contre le destin. Ce qui est rigolo, c’est que je les aurais certainement prises à 140 €, amoureuse comme j’étais.
    @Fromage : surtout que celles qui ont coûté “bien plus cher que tes Jimmy Choo” ont elles-aussi une belle histoire ;-)

  6. elles sont ma-gni-fi-ques ! Et effectivement, elles doivent aller avec tout (déjà elles vont avec tout sur les photos !).
    Le coup du mollet je compatis (même si je pense que tu dois rentrer dans plus de bottes que moi, mais je crois que tu as une petite pointure en plus non ?).
    Très jolie histoire et vendeur bien sympathique :)

  7. Alors, j’aime bien les bottes mais j’aime aussi beaucoup ce que je vois de la jupe et du pantalon !!! :) On aura droit à des photos du reste de tes tenues en entier ?

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