It feels like home

Ce week-end j’étais à Paris. Je vous passe les 3 heures et quelques de TGV à cause d’un chevreuil sur la voie et ma seconde déception chez Louboutin qui n’a toujours pas refait ses stocks depuis avril.

En fait, je voulais vous parler d’un truc que je fais systématiquement partout où je vais en France, quelle que soit la raison de mon déplacement.

C’est très con et je le fais sans y prêter vraiment d’attention, mais Sigmund aurait sans doute beaucoup à dire.

Je marche dans la rue, je ne suis pas pressée, je fais les boutiques ou du tourisme, peu importe, et là, je passe fortuitement devant un Séphora. Un Séphora comme il en existe d’autres, notamment à Lyon, avec les mêmes produits dedans, la même odeur de parfums multiples mélangés, les mêmes videurs et les mêmes vendeuses, la même musique techno à fond, les mêmes clientes.

Et bien, c’est inévitable, je rentre forcément dans la boutique. Je n’ai rien de spécial à acheter, pas d’envie particulière, souvent d’ailleurs je n’y achète rien, mais j’y fais un tour.

Un monde rempli de repères bien connus, de visuels et de codes habituels, une sorte de refuge dans un univers légèrement étranger (même à l’autre bout du pays, on est France, ce n’est pas le dépaysement total, je vous l’accorde).

Le truc idiot, qui m’amène parfois à vider mon portefeuille pour des trucs qui auraient parfaitement pu attendre mon retour à Lyon.

C’est bizarre non ? Séphora, c’est ma sorte d’Ambassade de France à moi, je m’y réfugie par réflexe.

Alors, parfois c’est justifié, je vous l’accorde. Les situations d’urgence existent : loin de chez moi, sans démaquillant ou mascara, Séphora est une sorte d’hôpital de campagne où l’on vient chercher alcool et bandages.
Il m’est même arrivé de m’y maquiller, les jours où j’avais dormi dans un lieu improvisé (oui j’ai été jeune…) et je connais certaines d’entre vous qui s’y sont préparées pour un mariage ou une fête, qui s’y sont fait une manucure ou s’y sont parfumées avant un rendez-vous.
Séphora, c’est un peu notre dernier rempart contre la barbarie comme dirait l’autre.

Et c’est marrant mais ça ne me fait pas ça avec Marionnaud et Nocibé. Sans doute parce qu’il a moins ce côté self service.

sephora

Samedi, donc, j’ai fait un tour vers le stand Benefit du Séphora rue de Rivoli (dans un des anciens immeubles de la Samaritaine), me suis fait faire un smoky et maquiller les sourcils, ai trouvé une palette super (je vous en parle bientôt) et un fard Dior sold out à Lyon.
Et puis, instant sympa, je me suis fait poser du vernis par une fille très drôle qui n’était pas top au point niveau technique car elle dépannait une collègue, mais qu’est qu’on a rigolé !
On a disserté sur les couleurs des vernis de l’été pendant que le mien séchait et je suis repartie le regard glamour et la main soignée, me perdre dans les rues parisiennes, découvrir d’autres boutiques, plus méconnues cette fois.
J’aurais pu avoir l’impression de perdre mon temps, ne pas rentabiliser mon week-end parisien et mon billet de TGV (et la mort du chevreuil), mais non, j’ai juste fait une pause agréable dans la journée, dans ma bulle.

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3 commentaires

  1. Où que tu sois chevreuil, ce commentaire est pour toi.
    Profite toi aussi de ta bulle.

  2. Sacrée Nawel.
    Dessert, ne viens pas te perdre à Bruxelles, on n’a que des Paris XL. Et ne me demande pas d’où vient ce nom bizarre.

  3. J’adore :)

    Même si ça reste limité à Paris, je ne peux pas m’empêcher d’aller voir la coupole des Galeries Lafayette ! Je mets au milieu (enfin plus ou moins, y’a toujours un grand stand au milieu grr) et je regarde en l’air pendant au moins 15 secondes en faisant des ohhh et des ahh. Puis je repars (en général pour aller acheter au Printemps, je sais pas pourquoi, je trouve le printemps plus accessible à Paris…).
    On en de ces habitudes shoppingesques :D

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