Dans la vraie vie avec… un porte jarretelles

Mister Cheese m’a dit l’autre jour “tu sais quoi? Le lave-vaisselle est en panne depuis deux mois, et on est toujours vivants. Je pense qu’on est prêts pour Koh Lanta”

Ouais, je trouve aussi. Surtout que c’est toujours lui qui fait la vaisselle. Moi je m’attelle à d’autres “extraordinaires aventures humaines” , qui font que moi aussi je suis grave une héroïne du quotidien. Par exemple, porter des trucs improbables genre des porte-jarretelles. Voilà un défi à la hauteur des marvellous Fromage et Dessert, n’est-ce pas?

Depuis l’invention fabuleuse du collant, le porte-jarretelles a largement disparu des placards, pour se trouver réduit à un usage très limité dans l’espace et dans le temps. 15 minutes dans votre chambre à coucher avant qu’on vous l’arrache avec les dents, genre. Limite c’est devenu une fringue jetable, à usage unique.

désolée de te décevoir public, cette image vient de laredoute.fr

désolée de te décevoir public, cette image vient de laredoute.fr

Or, là, c’est l’hiver, et l’hiver, il fait froid. Depuis un hiver ou deux, c’est la mode des grandes chaussettes, celles qui vont jusqu’au dessus du genou. J’ai fait l’acquisition de deux ou trois paires, parce que définitivement, les mi-bas, c’est trop moche. Mais ma morphologie à genoux enrobés fait que la chaussette haute est tout à fait casse gueule. Au bout de 50 m, même pas de quoi atteindre la station de métro, la chaussette a dangereusement roulé-boulé pour se retrouver tire-bouchonnée à vos chevilles. Je précise, à toutes fins utiles, que je parle sous couvert d’un pantalon, hein, parce que le look kawaï avec mini jupe plissée, couettes et haute chaussettes blanches est destiné à un usage restreint dans l’espace et dans le temps, cf supra…

Donc, me voilà bien em**dée avec mes chaussettes censées tenir chaud qui me servent de socquettes. Qu’à cela ne tienne, hors de question de m’avouer si facilement vaincue. Je fais donc l’acquisition d’un porte-jarretelles noir, discret, sans trop de fioritures, pour pouvoir dignement utiliser mes chaussettes.

L’acquisition reçue, je suis ravie. (Mister Cheese aussi, mais c’est un autre sujet) A la faveur d’un petit matin frileux, je m’attaque à l’enfilage de la chose, sous un pantalon, je réitère.

Première étape, et non des moindres. Si je veux m’autoriser dans la journée ce truc peu glamour et néanmoins indispensable qu’on nomme communément une pause pipi, il me faut être stratégique. Ben ouais. Réfléchissez deux minutes. Si je mets le porte jarretelles, accroché à mes chaussettes hautes, par dessus ma culotte, je vais avoir des problèmes. Donc, première leçon, le porte-jarretelles, AVANT la culotte. Jusqu’ici, tout va bien. Le dispositif est confortable, je peux finir de m’habiller.

Me voilà équipée, prête à affronter le monde et à vous raconter l’aventure. Mes genoux sont au chaud, tout ça tient très bien, je m’assieds, je me relève, et aucune trahison de la part des attaches. Moi, contente. Je vous avoue, je craignais que ça lâche, mais non, le tout a tenu bon. Moi, aventurière des temps modernes, je vous le dis, je l’ai testé et vérifié pour vous, le porte jarretelles, c’est la garantie de genoux au chaud, sans passer par la case collant. Je recommande définitivement le porte jarretelles, c’est vraiment ZE accessoire pour se sentir top powerful en toute discrétion. Encore une victoire de canard.

SAUF QUE. Échouer si près du but, c’est vraiment terrible, mais je ne serais pas complètement honnête si je n’avouais pas mon erreur fatale. L’erreur qui a fait que je ne me suis pas sentie powerful du tout pendant la journée. Genre j’avais envie de me planquer sous la table de réunion à la moindre occasion. Donc les filles, quand vous vous lancerez dans l’aventure, que je recommande, je répète, ne négligez pas un point absolument fatal. Faites le bon choix de pantalon. Choisissez-le ÉPAIS. Très ÉPAIS. Du jean, du tweed, de la laine. Pas un pantalon de tailleur tout léger et fluide qui laisse entrevoir les fixations de votre accessoire préféré en relief sur vos cuissots. Je ne sais pas si beaucoup de monde l’a remarqué, mais moi, j’étais mortifiée toute la journée.

VDM.

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20 commentaires

  1. Je t’imagines psychoter toute la journée sur ce sujet….et je me dis que la journée a du être longue !! Donc je retiens une chose : vive les collants ! ;-)

  2. Moi j’ai la solution pour éviter le rhume de genoux. Pas glamour d’accord, mais j’enfile un legging (en coton) sous mes pantalons. Bon, ça fait une épaisseur de plus et ça me plombe un peu la silhouette mais c’est encore ce que j’ai trouvé de mieux…
    Je me tate même à acheter des caleçons de ski chez Décat’ (ceux qui font un peu polaire à l’intérieur). Ouais, trop fashion la fille…

  3. J’ai bien ri en te lisant mais c’est tellement vrai.
    Je n’en porte que pour faire plaisir à l’homme - chez moi….
    Pas super sexy les collants mais bon…

    bises
    Anne
    http://melledubndidu.over-blog.com/

  4. J’en suis adepte moi aussi, parce que:
    * les mi-bas c’est moche et en plus ça me cisaille la peau,
    * je trouve rarement de collants à la bonne taille,
    * et les bas autofixants ne tiennent pas bien.

    Par contre je porte le porte-jarretelles au-dessus de la culotte, ça ne m’empêche pas d’aller aux toilettes aisément.
    La culotte sur le porte-jarretelles je trouve que ça fait descendre en flèche le côté glamour et powerful, comme tu dis, de la chose.

    Et j’évite d’en porter quand je vais chez le médecin, histoire de ne pas créer de quiproquo…

  5. pétée de rire, le coup du pantalon qui laisse devenir le porte-jarretelle ^_^

    Bon par contre, en regardant la photo, ça a l’air de se porter “relativement” haut non ? genre avec un pantalon un peu taille basse (j’ai dis un peu, pas celui où on voit la culotte qui dépasse hein), ça risque pas de se voir ?

    Sinon j’ai le même problème pour les chaussettes, donc je les mets à la footballeur (s’entend, repliées sous le genou), ce qui est absolument pas glamour du tout mais à l’avantage de ne pas trop bouger (ou alors repliées sur les bottes ce qui n’est pas glamour du tout mais tient très bien. Bon je reconnais que je n’ai pas le genou au chaud, pas facile la vie en hiver :)

  6. @yellows : il va falloir que tu nous explique comment tu fais pour tes pauses pipi en porte-jarretelles… Tu les enlèves à chaque fois ??

  7. Meme question que Céline !!! Comment fais-tu yellows ?

  8. Ah non je suis beaucoup trop flemmarde pour les enlever à chaque fois!
    Je règle le porte-jarretelles pour que les bas arrivent à mi-cuisse (et non en haut des cuisses) et quand vient le moment de la pause-pipi, je peux donc descendre ma culotte jusqu’à mi-cuisse, ça suffit. Mais j’ai de grandes jambes, ça doit aider à avoir plus de marge.

    (j’aurais jamais cru, un jour, expliquer fièrement, sur Internet, comment je fais pipi… comme quoi tout arrive ;-) )

  9. Très drôle et pratique ton article ! Merciiiiiii d’avoir partagé cette expérience avec nous ;-)

  10. J’ai beaucoup ri enlisant le billet, et aussi les commentaires!
    Moi c’est typiquement le genre de truc qui ne me fait pas du tout sentir powerful, mais plutôt mal à l’aise, en ayant l’air d’être à poil, même habillée.
    Mais comme je ne mets pas de grosses chaussettes montantes ça ne me manque pas trop. Je trouve le collant en laine très bien, ne tombant pas et ne se filant pas, contrairement au collant nylon.
    Et globalement je trouve que le porte jarretelle n’est sexy que sur des cuisses super fines, donc je passe mon tour, mais c’est sûr que si j’avais le corps de Madame Redoute sur la photo…

  11. eh eh j’ai testé le porte jarretelle ce WE, mais sous une robe fendue (ouais bon c’était soirée déguisée)

    et comme yellows, j’arrive à faire pipi avec la culotte dessous.

    par contre, en robe blanche légère et porte jarretelle (ouais j’étais Marylin), mes fesses ont ressenti un froid qu’elle n’avait jamais rencontré jusqu’alors !

  12. Je sens que c’est le début d’une longue série d’articles sur “dans la vraie vie avec…”

    J’adore :-D

  13. Personnellement, j’utilise le porte-jarretelles depuis quelques année maintenant et depuis je ne m’en lasse pas !
    Premièrement, c’est bien plus sexy que le collant, enfin question de goût… ;)
    Ensuite, je n’ai plus le problème du “collant qui glisse” avec le “je le remonte discrètement”
    Enfin, pas de soucis pour aller au WC… il faut s’habituer c’est tout.

    Voilà, je revendique le porte-jarretelles à vous toutes !!! Après, je pense que certaines personnes ont encore du mal, peut être à cause du côté trop “femme fatale”…?

    Sinon, le coup du porte-jarretelles sous un pantalon, j’avoue qu’on me l’avait jamais faite ! :D

  14. C’est la 1ère chose à laquelle j’ai pensé : attention au pantalon, des fois ça se voit.

  15. j’aime cet article ainsi que les “annonces google” qui apparaissent à côté : cette fois-ci une pub pour un slip “poutres apparentes”… très Bigard et pas très raccord avec ton article

    :-D

  16. Merci Fromage pour ce “partage d’expérience”… Je compatis à ta journée infernale wouhaou! Sinon, je suis d’accord avec Dessert, à part si tu t’appelles Madame Redoute, le porte jaretelle c’est compliqué… Vive le collant sous toutes ses formes…

  17. Excellent, j’adore comment tu racontes ton histoire.

    Le porte jarretelle, c’est au moins aussi vertigineux que le saut à l’élastique. Tu as raisons, c’est vraiment ZE accessoire pour se sentir top powerful en toute discrétion. C’est bien plus pratique que les collants finalement et bien glamour que les autofixants.

    Par contre faut vraiment choisir des portes jarretelles de qualité, style à 6 attaches comme ça se fait beaucoup maintenant. J’en ai mis quelques uns sur mon site.

    http://www.sobody.fr/magazine/cat/conseils-lingerie/post/comment-mettre-un-porte-jarretelles/

  18. Sa…lut !
    Ah ! les vieux débats genre “dessus ou dessous la culotte ?” sont, je vois, toujours en discussion… Et la réponse, fort pertinente, a été donnée. Ten points.
    Concernant la texture des vêtements à porter par dessus les PJ, ça appelle quelques réflexions.

    Effectivement, il faut quelque chose d’un peu épais, ou un peu ample, si on ne désire pas laisser voir la marque des pinces, d’une part.
    D’autre part, choisir des bas un peu plus longs, régler les jarretelles un peu plus haut, de manière à ce qu’elles se placent vers le pli de l’aine et sous le fessier, là où le pantalon fait des plis. Cela se voit beaucoup moins ainsi…
    Idem avec une jupe. Choisie un peu longue, juste au dessus ou au dessous du genou, ce qui évite les regards malsains lorsque on s’assoit ou se baisse pour ramasser quelque chose.

    Un autre point qui n’a pas été abordé : La texture du bas. Les nylon ou les lycra glissent sous les vêtements et rendent les mouvements plus aisés.
    Avec des mousses ou coton-polyester épais, l’ampleur du vêtement reprend toute son importance.
    Tout cela est très technique mais ne porte que sur une question centrale qui est “comment ne pas avoir l’air d’une p… ?”

    C’est bien ce que je regrette, cet automatisme de nature reptilienne, ce gauchissement des regards, torves et globuleux, ce dégueulis dégoulinant par les yeux des mecs. Ils se croient autorisés à juger des mœurs de la dame ou demoiselle qui aura choisi tel ou tel autre accessoire vestimentaire… Ca fait pitié !
    Plus que l’expression d’une féminité, je vois là celle d’une conscience de soi.

    Je vous invite à vous replonger dans l’époque des Valois, avec Catherine de Médicis et ses immondes rejetons dont le tristement célèbre Charles IX…
    Un excellent roman a été récemment édité sous la plume de Jean Teulé (Charly 9) fort documenté, tant du point de vue vestimentaire qu’alimentaire, historique pur et politique dur, traitant de la vie quotidienne, des crimes et vilenies commises en bas de soie, avec force dentelles, frivolités et rubans, tout ce qu’il faut pour que le Dyable y soit.
    Et il y était, le Dyable. En personne ! Nombreux sont les Huguenots, Mal Contents et aultres Protestants qui peuvent en témoigner, rangés comme harengs en caque dans les fosses communes de l’Histoire…

    De petites touches grappillées çà-et-là dans l’histoire du costume permettront de comprendre comment, depuis la création du porte jarretelles (Féréol Dedieu, au XIXème) qui fut d’abord applaudi par les femmes, cet accessoire vestimentaire a fini par être assimilé au code de reconnaissance des femmes dites “de mauvaise vie.”
    Et comment l’assimilation des bas à une attitude de nature sexuelle orientée peut fort bien n’être pas reçue, tant il est vrai que ces vêtements furent d’abord portés par les hommes.
    Que les hauts de chausses (ou trousses) étaient agrémentés d’aiguillettes qui permettaient d’y fixer les bas de chausses. (Les bas, par abréviation.)

    Je me suis “amusé” sur ma fin de carrière à porter des bas. Très instructif !
    Face à l’un des derniers blaireaux que j’ai plumé, je portais d’agréables bas nylon sous mes jeans, assujettis à un joli porte jarretelles à six attaches. Et loin de me sentir fautif ou fragilisé, je songeais à Voltaire et à Talleyrand (une m… dans un bas de soie, selon Bonaparte) et me disais intérieurement : “Joli pigeon boulant viens t’en donc, que j’arrache encore une penne de ton croupion arrogant.”

    Les pennes y sont passées, aussi les rémiges, les plumes de couverture et encore le duvet…
    Le fou, s’il avait su ! Ca lui a coûté 190 000 €…

    Ah les filles ! Vous portez des bas ? Fort bien. Et alors ?

    Andrew.

  19. moi je mise beaucoup sur l’effet de suspens je met d’abord 1 culotte sexy et le soutif assorti, puis le porte jaretelle et bas de meme couleur, et une autre culotte par dessus toujours de la meme couleur, puis un body et enfin une belle robe ou jupe et talon. ça fait un effet de suspens et un streap tease réussi juste apres un bon diner en amoureux et mon homme adore et en redemande. mais un conseil : veiller à avoir fait pipi avant, car ça serait dommage

    jeannette

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